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Suspension des thèses dans les universités du Cameroun, le Pr. Jean-Calvin ABA’A OYONO dénonce une violation grave des droits constitutionnels des étudiants-chercheurs

Reçu en prime dans l’émission « La vérité en face », diffusée de façon dominicale sur la chaîne privée camerounaise Équinoxe TV, l’enseignant de Droit Public Jean-Calvin ABA’A OYONO, qui se réclame de la société civile scientifique, n’a pas mis les gants pour dénoncer vigoureusement la situation désastreuse que vivent les enseignants-chercheurs et les étudiants en cycle post master des universités camerounaise.

Sa colère fait suite à la suspension des inscriptions en thèse dans les universités d’Etat du Cameroun qui perdure juillet 2023. L’éminent enseignant à l’Université de Yaoundé II Soa, n’y a rien vu d’autre qu’une violation grave des droits constitutionnels des étudiants-chercheurs, et en filigrane des enseignants-chercheurs des universités d’Etat du Cameroun, véritables victimes collatérales de cette décision « inique » qui démontre toute l’« irrationalité » du régime politique camerounais, a-t-il décrié.

Cet agrégé en droit constitutionnel et expert en contentieux administratif, poursuit en regrettant la mollesse de la réaction des étudiants qu’il invite à saisir « le juge administratif au fin de constatation de ses atteintes gravissimes à leurs droits constitutionnels à l’éducation ».

Il faut dire à ce titre que cette décision incompréhensible du Ministre des Enseignements Supérieurs qui évoquait en substance la difficulté de la soutenabilité financière des études doctorales dans les universités du Cameroun est un argument qui passe de moins en moins quand on observe les scandales financiers à n’en plus finir qui caractérisent la gestion du pouvoir en place. Le choix des priorités du Gouvernement est également une variable aggravante de cette situation préoccupante qui accable le milieu universitaire et scientifique camerounais.

Outre les abandons de cursus, plusieurs étudiants ont opté pour l’immigration académique dans le but de parachever leurs cursus. Dès lors quid des étudiants issus des familles modestes n’ayant pas les moyens d’ailleurs ?

Nguelifack Vijilin Cairtou

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