Semaine de la Femme à l’Université de Douala : au-delà de la célébration, un plaidoyer pour le leadership féminin
À l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes célébrée chaque 8 mars sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies, l’Université de Douala déploie une Semaine de la Femme qui se veut plus qu’un simple rendez-vous commémoratif : un espace stratégique de réflexion, de formation et d’action.
Une programmation dense et structurée
Durant cinq jours, le campus vibre au rythme d’activités à forte valeur ajoutée :
– Conférences thématiques sur le leadership féminin, l’employabilité et l’entrepreneuriat
– Panels scientifiques animés par des enseignantes-chercheures
– Ateliers de renforcement des capacités (soft skills, montage de projets, insertion professionnelle)
– Journée santé dédiée au bien-être féminin
– Activités sportives et culturelles valorisant l’expression artistique des étudiantes
L’objectif est clair : repositionner la femme universitaire non pas comme bénéficiaire passive d’un hommage annuel, mais comme actrice centrale du développement académique et socio-économique.
Leadership académique et autonomisation économique
Dans un contexte où les défis d’insertion professionnelle persistent, la semaine met un accent particulier sur l’autonomisation économique. Les échanges portent sur :
– L’accès des femmes aux filières scientifiques et technologiques
– Le mentorat académique
– L’entrepreneuriat féminin en milieu universitaire
– Les opportunités de financement et d’incubation
Cette orientation s’inscrit dans la dynamique nationale portée par le Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, qui encourage l’autonomisation comme levier de transformation sociale.
Une mobilisation institutionnelle forte
L’administration universitaire, les associations estudiantines, les organisations syndicales et les partenaires institutionnels conjuguent leurs efforts pour faire de cette semaine un carrefour d’idées et d’initiatives. La participation massive des étudiantes témoigne d’un besoin réel d’espaces d’expression et de structuration.
L’Université de Douala honore cette année le parcours exemplaire de Valérie Assomo. Véritable pilier de l’organisation des précédentes JIDF, elle a su, par son expertise et son dévouement, accompagner avec brio le Pr Joseph Marie Ntamak Nida dans la mise en œuvre de cette célébration. Son héritage et sa contribution au rayonnement de la femme au sein du campus imprègnent chaque étape de cette nouvelle programmation.
La question demeure : quelles actions suivront les paroles ? Qu’il s’agisse de bourses dédiées, de mentorat ou de lutte contre les violences de genre, l’attente est forte. En périphérie, l’ENSAHV et l’IBA s’inscrivent déjà dans cette dynamique, relayant l’engagement du Recteur Magloire Ondoa pour une contribution tangible de l’Université de Douala au rayonnement et à l’autonomisation des femmes.

Plus qu’un symbole, un engagement
La Semaine de la Femme à l’Université de Douala apparaît ainsi comme un laboratoire social. Si elle parvient à transformer les résolutions en politiques internes mesurables, elle pourrait devenir un modèle pour les autres universités camerounaises.
Car célébrer, c’est bien. Structurer l’impact, c’est mieux. Joli programme qui tient en haleine le public, du 04 au 08 mars. Soyons présent(e)s. Massivement.













Jean Bosco BELL
