BONAMANGOLO : Quand le Nkam marche pour la paix et le développement
Le samedi 16 mai 2026, les routes poussiéreuses menant à Bonamangolo n’auront pas seulement porté des pas. Elles auront porté un message. Un message de paix, d’unité et d’espérance dans un Cameroun en quête permanente de cohésion sociale. Dans ce village du Canton Bandem rive droite, arrondissement de Yabassi, la deuxième édition de la « Marche pour la Paix » s’est imposée comme bien plus qu’une simple mobilisation populaire : un véritable acte citoyen et patriotique.

Sous le patronage de monsieur le Préfet du département du Nkam, la manifestation a réuni élites locales, jeunes, leaders communautaires, universitaires, populations et acteurs du développement autour d’une conviction commune : sans paix, aucun développement durable n’est possible.
Dans une ambiance mêlant ferveur patriotique, fraternité communautaire et engagement social, les participants ont parcouru les artères du village, distillant des messages d’unité nationale et de vivre-ensemble. Une mobilisation qui intervient dans un contexte où plusieurs initiatives citoyennes au Cameroun multiplient les appels à la cohésion sociale et au rejet des discours de haine.
L’ENSAHV, symbole du pont entre savoir et terroir
L’un des temps forts de cette édition 2026 aura incontestablement été la participation remarquée de l’École Nationale Supérieure d’Agronomie, d’Halieutique et de Médecine Vétérinaire. Par sa présence, l’institution universitaire a voulu envoyer un signal fort à la jeunesse du Nkam : l’excellence académique doit désormais devenir un outil concret de transformation sociale.
Pour les organisateurs, l’implication de l’ENSAHV traduit une nouvelle dynamique où l’université cesse d’être une tour d’ivoire pour devenir un véritable acteur du développement territorial. Entre échanges avec les jeunes, sensibilisation et accompagnement communautaire, l’école a incarné cette idée d’une intelligence au service des populations.
« Il faut que la jeunesse comprenne que la paix est aussi une condition de la réussite académique et professionnelle », confiait un participant au terme de la marche. C’est dans la même veine que l’Ecole Nationale Supérieur Polytechnique de Douala, par la voix de son Directeur, le Pr Ruben MOUANGUE a soutenu cet évènement unificateur des enfants du Nkam, voire du Littoral et du Cameroun.

Une mobilisation au-delà du sport
Si la marche constituait le cœur symbolique de l’événement, la journée s’est également distinguée par plusieurs actions sociales et communautaires. Des appuis financiers ont été remis à des veuves vulnérables, tandis que plusieurs fils et filles du Nkam ont été célébrés pour leurs contributions au rayonnement du département.
Des rencontres entre élites traditionnelles, intéllectuelles et économiques, responsables administratifs et acteurs sociaux ont également permis, autour d’un repas d’ensemble, d’ouvrir des discussions autour des défis du développement local : insertion des jeunes, infrastructures, entrepreneuriat rural et attractivité du territoire.
Cette orientation vers un développement participatif rejoint des programmes de promotion de la paix et de la cohésion sociale actuellement encouragés au Cameroun, notamment à travers des initiatives citoyennes et communautaires visant à renforcer le vivre-ensemble. Ce que Boissons du Cameroun et la marque Mayor ont tenu à encourager en soutenant les valeurs promues par l’organisation de la Marche de la Paix de BONAMANGOLO.
« Le Nkam ne se développera pas sans ses fils »
Au micro de CAMPUS UNIVERS, Sa Majesté Saidou Heffa Said a lancé un appel solennel aux élites locales et aux décideurs :
« Le Nkam ne se développera pas sans ses fils. La jeunesse du Cameroun nous regarde. »
Une déclaration qui résonne comme un avertissement autant qu’un appel au sursaut collectif. Dans un département riche de son potentiel humain, culturel et agricole, plusieurs observateurs estiment que la mobilisation des élites locales demeure essentielle pour accélérer les dynamiques de développement territorial.
À Bonamangolo, ce 16 mai 2026, le message semblait clair : marcher pour la paix, c’est déjà construire l’avenir. Entre solidarité, patriotisme et espérance, le cœur du Nkam a rappelé que les territoires qui avancent sont d’abord ceux qui savent rester unis.
BONAMANGOLO, Terre de Paix et d’Avenir
Dans les regards des jeunes mobilisés, dans les chants patriotiques repris en chœur et dans la communion observée tout au long de cette journée, Bonamangolo a donné l’image d’un Cameroun qui refuse les fractures et choisit la voie du dialogue, de la concorde et du progrès.
Le village du Canton Bandem rive droite n’a pas seulement accueilli une marche. Il a porté une vision : celle d’un Nkam debout, rassemblé et résolument tourné vers demain.























Jean Bosco BELL, Envoyé Spécial
