Universités d’Etat : Le MINESUP décentralise le dialogue social pour une paix académique durable
Sous l’impulsion du Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, le dialogue social universitaire vient de franchir une étape décisive. À travers la 16ème session du Comité de Coordination et de Suivi (CCS) et la 9ème session du Comité MINESUP/SYNAPAUC, tenues ce 05 février 2026 à Yaoundé, le gouvernement camerounais mise désormais sur la décentralisation des instances de concertation pour garantir la sérénité au sein des campus.
Une nouvelle ère pour le personnel d’appui
La salle de conférences 904 du Ministère de l’Enseignement Supérieur a vibré ce jeudi au rythme de la concertation. Présidés par le Pr Blaise Mtopi Fotso, Chef de la Division de la Promotion du Dialogue et de la Solidarité Universitaires (DPDSU), les travaux ont réuni les délégués des onze (11) universités d’État.
L’enjeu était de taille : transformer le dialogue social en un véritable levier de performance. Pour le Pr Mtopi Fotso, il ne s’agit plus seulement de discuter, mais d’agir. « L’objectif est de garantir la crédibilité, la continuité et l’impact réel du dialogue social », a-t-il martelé lors de son allocution.
La décentralisation : Le remède à l’inertie
L’innovation majeure de ces sessions réside dans la volonté affichée de décentraliser les instances de dialogue. Constatant parfois des lenteurs dans l’application des décisions prises au niveau central, le MINESUP préconise désormais la création de cadres de concertation permanents au sein même de chaque institution universitaire.
Cette approche de proximité vise plusieurs objectifs :
- Effectivité du suivi : Les résolutions ne resteront plus des vœux pieux mais seront suivies rigoureusement sur le terrain.
- Anticipation des crises : En traitant les problèmes à la base, le ministère espère maintenir le climat social apaisé qui prévaut actuellement.
- Transparence : La production systématique de rapports et une communication inclusive assureront une gestion plus efficace des carrières.
On parlera beaucoup plus à l’avenir du concept de « dialogue-système » plutôt que du « dialogue-évènement » en vigueur jusqu’ici.
Un partenariat renforcé avec le SYNAPAUC
Parallèlement au CCS, la 9ème session du Comité de Concertation MINESUP/SYNAPAUC (Syndicat National Autonome des Personnels d’Appui des Universités d’Etat du Cameroun) a permis d’accorder les violons entre l’administration centrale et les représentants syndicaux.
Dans un esprit de responsabilité partagée, les participants ont identifié les contraintes institutionnelles et proposé des pistes d’amélioration concrètes. La transmission systématique des rapports aux structures compétentes du MINESUP devient désormais une exigence non négociable.
Cap vers l’excellence
En clôturant les travaux, le Président du Comité a salué l’engagement des parties prenantes. Cette dynamique constructive est le gage d’une gouvernance universitaire modernisée. En rapprochant les lieux de décision des réalités du terrain, le Ministère de l’Enseignement Supérieur réaffirme sa détermination à faire du bien-être du personnel le moteur de l’excellence académique au Cameroun. Les personnels d’appui n’attendent qu’à voir pour y croire. Ils attendent impatiemment l’aboutissement de dossiers importants et cruciaux tels que le paiement des arriérés relatif au SMIG de 2014 à 2020 et l’application de la nouvelle Grille salariale relative au dernier SMIG. Vivement la matérialisation de l’excellence tant promue. Chauds devants !















Par notre envoyé spécial à Yaoundé, Arsène BAMBI KONDO
