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Formations Médicales au Cameroun : Le MINESUP lance simultanément la trilogie des Examens Nationaux pour la session 2026

Par une série de trois arrêtés ministériels signés ce lundi 06 juillet 2026, le Ministre d’État, Ministre de l’Enseignement Supérieur, le Pr Jacques Fame Ndongo, a officiellement ouvert les vannes des très sélectifs examens nationaux de la filière de santé. De l’accès en première année jusqu’au prestigieux cycle de spécialisation, en passant par le verrou de la synthèse clinique, la feuille de route académique de l’année 2026/2027 est désormais tracée pour la médecine, la pharmacie et l’odontostomatologie.

C’est ce qu’on appelle un « coup d’envoi d’envergure » pour le corps médical en devenir au Cameroun. En l’espace d’une seule journée, le Ministère de l’Enseignement Supérieur (MINESUP) a publié l’arsenal réglementaire qui encadre l’évaluation, la sélection et la diplôme des futurs professionnels de la santé publique. Analyse détaillée d’un triptyque décisionnel crucial pour la gouvernance de la qualité des soins au Cameroun.

1. Examen National d’Aptitude : La porte d’entrée des futurs cracks de la médecine

(Arrêté n° 26/00769/MINESUP/SG/CNFMP du 6 juillet 2026)

Pour les bacheliers et titulaires du GCE Advanced Level qui rêvent de vêtir la blouse blanche, le compte à rebours a commencé. Cet arrêté ouvre officiellement l’Examen National d’Aptitude à la Formation Médicale, Pharmaceutique et Odontostomatologique pour l’année académique 2026-2027.

  • Le niveau exigé : Les candidats affronteront des épreuves calquées sur les programmes rigoureux des baccalauréats scientifiques (D et C) et du GCE A/L.
  • Les matières au scanner : Le noyau dur de l’évaluation repose sur la trinité scientifique — Biologie, Chimie et Physique. Toute note inférieure à 20/100 à l’une de ces épreuves est immédiatement éliminatoire.
  • L’esprit de sélection : Outre la science pure, les candidats seront départagés par une épreuve de Culture générale, axée sur la logique et la maîtrise linguistique (français ou anglais). Les admis seront répartis selon des quotas stricts par établissement d’accueil.

2. Examen National de Synthèse Clinique et Thérapeutique : Le Grand Oral des futurs Docteurs

(Arrêté n° 26/00770/MINESUP/SG/CNFMP du 6 juillet 2026)

Destiné aux étudiants en fin de cursus de formation médicale (générale, pharmaceutique et odontostomatologique), cet examen représente le filtre ultime avant la soutenance de thèse de doctorat pour le compte de l’année académique 2025-2026.

  • L’agenda est fixé : Le MINESUP a d’ores et déjà planifié la phase décisive de cette évaluation. Les redoutables épreuves pratiques de « cas longs » se déploieront à travers le triangle national du lundi 21 au vendredi 25 septembre 2026.
  • Les centres d’examen d’élite : Les épreuves se dérouleront au sein des institutions habilitées, notamment la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I, la Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala, celle de l’Université de Dschang, ou encore l’Institut Supérieur des Sciences de la Santé de Bangangté.
  • Rigueur d’admission : Aucun passe-droit ne sera toléré : la présentation d’une Carte Nationale d’Identité valide est obligatoire. Le jury souverain proclamera les résultats par ordre de mérite.

3. Examen d’Entrée en Spécialisation : Forger l’élite de la médecine de pointe

(Arrêté n° 26/00771/MINESUP/SG/CNFMP du 6 juillet 2026)

Pour les médecins généralistes, pharmaciens et dentistes déjà en pratique ou fraîchement diplômés, l’ascension vers l’expertise de pointe passe par l’Examen National d’Entrée au Cycle de Spécialisation pour la rentrée 2026/2027.

  • Un parcours du combattant en deux temps : Après les traditionnelles épreuves écrites qui détermineront une liste d’admissibilité publiée par ordre alphabétique, les candidats devront affronter l’épreuve orale.
  • Un grand jury magistral : L’épreuve orale se déroulera sous la supervision d’un jury d’exception composé d’au moins quatre enseignants de rang magistral (Professeurs et Maîtres de Conférences).
  • Zéro report d’admission : La sélectivité est exacerbée par une règle d’or immuable rappelée à l’article 18 : « il ne peut y avoir de report d’admission d’une année à l’autre ». Les places sont chères, adossées à des quotas rigides définis par l’État.

Une gouvernance d’acier pour le label médical camerounais

À travers ces trois textes, la politique d’assurance-qualité impulsée par le Pr Jacques FAME NDONGO réaffirme l’ancrage du Cameroun dans les standards d’excellence de la zone CEMAC. En verrouillant chaque étape de la pyramide d’apprentissage, le système universitaire camerounais s’assure que seuls les profils les plus affûtés techniquement et scientifiquement auront la charge de veiller sur la santé des populations.

Les directions des institutions universitaires publiques et privées habilitées (Chefs d’Établissements, Recteurs) ainsi que la Direction des Accréditations Universitaires et de la Qualité (DAUQ) sont d’ores et déjà mobilisées pour l’exécution sans faille de ces directives de haute importance sanitaire. À vos marques, chers candidats !

Jean Bosco BELL

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